Les résolutions du nouvel an

–      « Et toi m’man, en as-tu pris des résolutions cette année ? »

–      « Des quoi ? Résolutions ? … Mais pourquoi des résolutions ? »

Pour la grande majorité d’entre nous, la fin de l’année est synonyme d’heure de bilan, de rétrospection afin de prendre conscience des aspects négligés qui sont à améliorer dans notre vie.

Pour être convaincu que nous ne lâcherons pas avant la mi-janvier, on clame sur tous les ponts nos nouvelles habitudes de vie … qui se retrouvent habituellement avec la cueillette de compostage du sapin de Noël … Et là, s’installe sournoisement la culpabilité et tous les synonymes de faiblesses et d’échecs qui nous ramènent au bas fond de notre estime …

Comment ça, ça ne fonctionnement pas les résolutions ?

La plupart du temps, on prend la résolution sur un aspect de notre comportement que l’on croit bon ou non, plutôt que dans un désir profond de changement.

Par exemple, je crois qu’il serait bon pour moi que je range ma chambre à chaque semaine; c’est la résolution que je prends. Ça fera plaisir à mes parents et à mon entourage … mais finalement, cette résolution n’est pas pour moi, mais pour les autres. C’est un devoir que je m’impose au lieu que ce soit un désir profond de changement.

Résolutions du nouvel an

Pour moi ou pour les autres …

Première étape d’une « vraie » résolution

La première chose à savoir pour qu’une résolution devienne un objectif et un projet à long terme est de comprendre pourquoi, vraiment pourquoi, ce comportement nous importune tant ! Pas les autres, mais soi; d’accepter et d’être conscient que ce problème nous dérange est la première chose à saisir.

Important aussi de nommer qu’on n’est pas dans un jugement de soi et/ou des autres, mais plutôt dans un esprit factuel, afin de mieux saisir les raisons qui nous poussent au changement.

Si je reprends l’exemple de la chambre à ranger : ce qui me dérange quand ma chambre est en désordre est que : je n’aime pas vivre dans un désordre, j’ai de la difficulté à retrouver mes choses, je perds du temps et ça m’énerve.

Deuxième étape d’une poursuite à une bonne résolution

Après avoir compris ce qui nous dérange, c’est important de s’observer dans notre comportement à modifier.

–      Comment ça se fait que je me suis rendu là où je suis ?

–      Quelles sont les émotions qui sont reliées à ce comportement que je n’aime pas ?

–      Est-ce que je modifie tout ou en partie ?

–      Est-ce que je veux de l’aide; si oui, qui peut m’aider

Parce qu’on sait tous qu’à la première embûche, au premier détour, il sera facile de foutre en l’air toutes nos bonnes intentions; toujours plus facile à dire qu’à faire !

Une résolution, ça se planifie … si non, elle est vouée à l’échec ! La réussite d’une résolution n’est pas dans l’effort de la volonté, mais plutôt dans la qualité du choix de la résolution elle-même ! Le fait de bien comprendre les enjeux, de savoir qu’on le fait pour soi et non pas pour les autres serviront à la fois de point de repère ET d’énergie pour arriver à l’objectif.

Finalement …

Voilà, tu sais maintenant quoi faire pour que ta résolution devienne réalisable; tu ne fais rien pour les autres, tu le fais pour toi et pour ce que ça t’apporte. Parce qu’un projet – si mince soit-il – auquel on tient vraiment, à cause des satisfactions qu’il nous apporte, vaut mieux que des dizaines de résolutions entrepris pour les autres.

… ceci dit, mon exemple pour ranger ta chambre serait un bon départ !

Maman xxx

 

Marie M.

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